Lire la carte comme un pro.
Cinq minutes ici, et vous saurez exactement ce que la carte dit — et surtout ce qu'elle ne dit pas. C'est la différence entre s'informer et s'affoler.
Trois niveaux de confiance, affichés partout.
Chaque information de VigieFeux porte l'un de ces trois statuts, sans exception. Prenez le réflexe de le regarder avant le contenu.
Un point chaud vu par satellite. Ce n'est pas encore un feu confirmé : une aciérie, une torchère ou un reflet peuvent déclencher le même signal. Les sites industriels connus sont d'ailleurs étiquetés.
Un contributeur accrédité a recoupé : appel téléphonique, photo de signalement, détections croisées. Les offres d'entraide et les fils d'infos des foyers passent tous par là.
Émane d'une autorité — préfecture, FR-Alert, SDIS — avec le lien vers le communiqué d'origine, que vous pouvez toujours consulter. Eux seuls font foi.
Chaque couche répond à une question.
Chaque point est une détection satellite : sa taille reflète la puissance (en mégawatts), sa couleur l'ancienneté. La rétrospective permet de remonter 24 h en arrière.
Le satellite européen relève toutes les 10 minutes — quand les satellites NASA passent quelques fois par jour. C'est la couche à activer quand la situation évolue vite.
Voir cette couche sur la carteLes flèches montrent où le vent porte la fumée, en temps réel et jusqu'à +12 h. Le bouton « Sous le vent » calcule la trajectoire probable du panache heure par heure — une direction probable, jamais une certitude.
Voir cette couche sur la carteLe voile de particules fines PM2.5 prévu sur 24 h par le modèle européen CAMS, animable heure par heure. Le voile n'apparaît que là où l'air est réellement chargé.
Voir cette couche sur la carteL'indice météo européen EFFIS, du vert au rouge — celui que consultent les services de l'État. Dans les réglages, comparez les modèles météo entre eux : s'ils divergent, l'incertitude est réelle.
Voir cette couche sur la carteCanadair, Dash et hélicoptères bombardiers d'eau en vol, via leurs positions publiques ADS-B. Les moyens au sol n'apparaissent jamais — voir la charte.
Voir cette couche sur la carteCe que les satellites ne voient pas.
Les limites d'un outil font partie de l'outil. Voici les nôtres, sans détour.
La latence existe
Les satellites NASA livrent leurs détections 1 à 3 heures après le passage. Meteosat-12 réduit ce délai à une dizaine de minutes, mais un feu né à l'instant n'est visible nulle part. La carte affiche toujours l'heure de la dernière observation — regardez-la.
Petit feu, feu invisible
Un départ de feu sous couvert forestier dense ou trop petit peut échapper aux capteurs. L'absence de point ne signifie jamais l'absence de danger — si vous voyez de la fumée, le 112 prime sur n'importe quelle carte.
Faux positifs assumés
Torchères, aciéries, reflets solaires : le capteur thermique ne fait pas la différence. Les zones industrielles connues sont étiquetées « industriel probable », et vous pouvez les masquer — jamais retirées d'office.
Les prévisions restent des prévisions
Vent, fumée, trajectoires : des modèles météo, avec leur incertitude, qui grandit avec l'échéance. C'est écrit sur chaque écran concerné — « estimation, pas une observation ».
Les réponses honnêtes.
VigieFeux est-il un site officiel ?
Non, et il ne prétend pas l'être : c'est un outil citoyen non commercial qui assemble des données publiques. La préfecture, les sapeurs-pompiers et FR-Alert font seuls foi. En urgence : 18 / 112.
Pourquoi un feu proche de chez moi n'apparaît pas ?
Un feu né après le dernier passage de satellite n'est pas encore visible — et un petit feu sous couvert forestier peut échapper aux capteurs. L'absence de détection ne signifie jamais l'absence de danger.
Et l'inverse — un point sans feu réel ?
Oui, ça arrive : torchères industrielles, reflets, faux positifs. C'est exactement pour ça que chaque point est marqué « détection automatique, non confirmée » tant qu'un humain ou une autorité ne l'a pas recoupé.
Sur quels satellites VigieFeux repose-t-il ?
Sur les mêmes que FireWatch, le système que le ministère de l'Intérieur déploie dans la moitié des services départementaux d'incendie et de secours : Meteosat de troisième génération, qui livre une image toutes les dix minutes, et les satellites Copernicus Sentinel. S'y ajoutent VIIRS et MODIS, de la NASA, pour les détections thermiques. Toutes ces sources sont publiques et gratuites : la différence entre un outil d'État et une carte citoyenne ne tient pas à la donnée, mais à qui elle s'adresse.
Le réseau sature chez moi, la carte est trop lourde.
L'app garde les dernières données en mémoire et le dit clairement quand elles datent. Et le mode crise — texte pur, quelques kilo-octets — donne la situation même sur un réseau à genoux.